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L’Afrique du Sud investit 14 millions de rands dans la surveillance des maladies animales

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La Rédaction

Publié le 7 oct. 2026 · 3 min de lecture

L’Afrique du Sud investit 14 millions de rands dans la surveillance des maladies animales

Intervention sanitaire sur un bovin en Afrique du Sud / Source : News24

L’Afrique du Sud renforce ses capacités de détection des maladies animales. La Technology Innovation Agency (TIA) a investi 14 millions de rands dans l’entreprise de biotechnologie TokaBio pour développer un dispositif de réponse moléculaire rapide et de biosurveillance, alors que la fièvre aphteuse continue de peser lourdement sur l’élevage du pays.

L’investissement doit notamment permettre de détecter plus rapidement la fièvre aphteuse et l’influenza aviaire. TokaBio dispose d’un laboratoire mobile à Modimolle, dans le Limpopo, consacré à la surveillance de l’influenza aviaire dans la filière autruche. Un autre laboratoire installé au KwaZulu-Natal intervient dans la surveillance de la fièvre aphteuse.

Le montant engagé paraît relativement limité à l’échelle de l’élevage sud-africain, mais il cible un problème dont le coût économique est autrement plus important. La FAO estime que les pertes liées à la crise de fièvre aphteuse pourraient dépasser 390 millions de dollars par an en Afrique du Sud. Les recettes tirées des exportations de viande bovine pourraient, elles, reculer de près de 40 % de leur valeur annuelle.

L’épidémie a pris une ampleur telle que l’Afrique du Sud a déclaré une catastrophe nationale en février 2026. La maladie s’est propagée aux principales provinces d’élevage, obligeant le pays à combiner vaccination, surveillance et négociations commerciales avec ses partenaires.

Depuis février, Pretoria a ainsi acquis 13,5 millions de doses de vaccin contre la fièvre aphteuse. Près de 4,4 millions d’animaux avaient déjà été vaccinés au 28 mai, dans ce que le gouvernement présente comme le plus important programme d’acquisition de vaccins de ce type jamais conduit par l’État sud-africain.

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La biosurveillance intervient à un autre niveau de cette stratégie. Plus les autorités sont capables d’identifier rapidement les animaux ou les zones touchés, plus elles peuvent cibler les restrictions et éviter de bloquer inutilement les mouvements et les échanges provenant de zones indemnes.

Cette capacité est directement liée aux exportations. Malgré l’épidémie, l’Afrique du Sud a réussi à maintenir certains débouchés : les Émirats arabes unis ont accepté de nouvelles modalités de certification, tandis que Hong Kong, la Jordanie et le Koweït ont continué à recevoir certains produits sud-africains sous conditions.

Le programme de TokaBio doit également soutenir la compartimentation sanitaire, qui permet de distinguer des populations animales présentant des statuts sanitaires différents. Pour les éleveurs et les exportateurs, l’intérêt est concret : un foyer localisé ne doit plus nécessairement conduire à l’arrêt des échanges d’une filière entière lorsque les risques peuvent être précisément identifiés et maîtrisés.

Les 14 millions de rands investis par la TIA prennent ainsi leur sens dans un dispositif beaucoup plus large. L’enjeu n’est pas seulement de disposer d’une nouvelle technologie de diagnostic, mais de réduire le délai entre la détection d’un foyer, son confinement et la possibilité de maintenir ou rétablir les échanges commerciaux.

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