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Madagascar cherche 400 millions de dollars pour transformer son élevage

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La Rédaction

Publié le 7 oct. 2026 · 2 min de lecture

Madagascar cherche 400 millions de dollars pour transformer son élevage

Troupeau de petits ruminants en Afrique Source : FAO

Madagascar veut mobiliser environ 400 millions de dollars pour accélérer la transformation de son secteur de l’élevage entre 2026 et 2030. Cette enveloppe doit permettre de financer les priorités identifiées dans le nouveau plan directeur national et d’améliorer la productivité de filières encore largement confrontées à des contraintes sanitaires, alimentaires et structurelles.

Le besoin de financement a été présenté début octobre à Antananarivo lors d’une table ronde réunissant les pouvoirs publics et plusieurs partenaires techniques et financiers. Le programme concerne notamment les bovins et la production laitière, les petits ruminants, l’aviculture et l’élevage porcin.

Les investissements envisagés doivent porter sur des domaines directement liés aux performances des élevages. La santé animale constitue l’un des principaux axes, aux côtés de l’amélioration génétique et de l’accès à une alimentation de meilleure qualité. Le développement des infrastructures et l’organisation des marchés doivent également accompagner cette montée en puissance.

Le potentiel est important dans un pays où l’élevage représente une source de revenus et de sécurité économique pour une grande partie des ménages ruraux. Mais les performances restent limitées par la mortalité animale, la faible productivité, le coût des aliments et un accès encore insuffisant aux services vétérinaires.

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Les travaux conduits pour préparer le plan directeur montrent l’ampleur des gains possibles. Dans les filières de petits ruminants, la combinaison d’investissements dans la santé, l’alimentation, la génétique et les marchés pourrait plus que doubler la production de viande à long terme par rapport à la trajectoire actuelle.

La filière porcine présente elle aussi un potentiel de progression malgré la récurrence de la peste porcine africaine et les difficultés d’alimentation. Les projections élaborées dans le cadre du plan envisagent un cheptel pouvant atteindre 4,4 millions de porcs à l’horizon 2040 si les interventions prévues sont effectivement déployées.

Madagascar dispose désormais d’une feuille de route détaillée. L’étape décisive sera la mobilisation effective des financements publics et privés nécessaires pour la mettre en œuvre. Les autorités privilégient notamment des ressources concessionnelles et non remboursables afin de limiter le poids financier de cette transformation.

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