L’Angola accélère le financement de son usine d’engrais de Soyo
La Rédaction
Publié le 6 oct. 2026 · 2 min de lecture

Signature du contrat EPC pour la construction de l’usine d’engrais Amufert à Soyo, en Angola, en novembre 2024. De gauche à droite, Wang Jia Yi, vice-président de Wuhan Engineering Company, Agostinho Kapaia, président du groupe OPAIA, et Pedro Santos, directeur général d’Omatapalo. Afreximbank Source : Afreximbank
L’Angola franchit une nouvelle étape dans le développement de son futur complexe d’engrais de Soyo. Afreximbank prévoit de finaliser d’ici la fin octobre un financement d’environ 1,3 milliard de dollars destiné au projet Amufert, dont la construction est déjà engagée dans la province du Zaïre.
Le calendrier a été annoncé le 3 octobre par le président d’Afreximbank, George Elombi, après une rencontre avec le président angolais João Lourenço en marge du Forum Afrique-El Alamein en Égypte. La banque panafricaine accompagne le projet depuis 2024 et intervient comme arrangeur principal de son financement.
Amufert doit transformer le gaz naturel angolais en ammoniac et en urée. Le complexe est conçu pour produire 2 300 tonnes d’ammoniac et 4 000 tonnes d’urée par jour, soit environ 1,3 million de tonnes d’urée par an à pleine capacité. L’investissement global est désormais estimé à environ 2,6 milliards de dollars.
Le projet a déjà quitté la phase préparatoire. À fin juillet, environ 477 millions de dollars avaient été décaissés. Les travaux de préparation du terrain, les fondations et plusieurs infrastructures de support ont été réalisés, tandis que les premiers équipements industriels ont commencé à arriver sur le site. La fabrication des équipements critiques destinés aux unités de production est également avancée.
PublicitéPour l’Angola, l’enjeu dépasse la construction d’une nouvelle unité industrielle. Le pays importe encore plus de 300 000 tonnes d’urée par an pour répondre à ses besoins. Avec une capacité largement supérieure à cette demande, l’usine pourrait couvrir le marché intérieur et dégager un excédent destiné aux exportations régionales.
Le projet doit aussi renforcer la valorisation locale du gaz naturel et réduire les sorties de devises liées aux importations d’engrais. Son implantation à Soyo offre un accès au gaz, à l’énergie et aux infrastructures portuaires. Un convoyeur d’environ huit kilomètres doit notamment relier le complexe au port pour faciliter l’expédition de la production.
La finalisation du financement constitue désormais l’une des étapes décisives pour sécuriser la poursuite du chantier.








