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La Tanzanie et les Émirats arabes unis lancent un corridor agricole intégré

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La Rédaction

Publié le 7 oct. 2026 · 3 min de lecture

La Tanzanie et les Émirats arabes unis lancent un corridor agricole intégré

Des représentants tanzaniens et émiratis lors d’une rencontre d’investissement aux Émirats arabes unis Source : Embassy of Tanzania in Abu Dhabi

La Tanzanie et les Émirats arabes unis veulent connecter plus directement la production agricole tanzanienne aux marchés du Golfe. Lancée le 7 octobre à Abu Dhabi, la Tanzania-UAE Green Silk Road Initiative doit réunir au sein d’un même corridor production, transformation, stockage, logistique, commerce et accès au marché.

Le projet associe Abu Dhabi National Investment and Development (ADID), la Tanzania Mercantile Exchange (TMX) et des partenaires tanzaniens. Il a été présenté lors du Global Food Security Summit 2026 comme un modèle permettant de rapprocher les capacités agricoles tanzaniennes des besoins d’approvisionnement des Émirats.

L’intérêt du dispositif réside surtout dans cette intégration. La Tanzanie exporte déjà vers le marché émirati plusieurs produits agricoles, notamment du riz, du sésame, des légumineuses, des clous de girofle ainsi que des fruits et légumes. Mais l’accès à ces débouchés dépend autant de la production que de la capacité à trier, conditionner, conserver et acheminer régulièrement les produits.

Certaines filières montrent déjà l’importance du marché du Golfe. Sur la période 2020-2022, les Émirats arabes unis absorbaient par exemple environ 3 % des exportations tanzaniennes de pois d’Angole, derrière l’Inde qui concentrait l’essentiel des volumes. Pour plusieurs cultures dites indigènes, dont le baobab, le tamarin et le moringa, les Émirats représentaient environ 13 % des débouchés extérieurs recensés, ce qui en faisait l’un des principaux marchés.

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Le corridor cherche précisément à dépasser cette logique de flux ponctuels. En reliant production agricole, transformation et infrastructures post-récolte à un débouché identifié, ses promoteurs veulent réduire les ruptures entre producteurs, opérateurs logistiques et acheteurs internationaux.

Cette approche peut être particulièrement importante pour les produits frais. L’exportation de fruits et légumes vers le Golfe exige une chaîne du froid, des capacités de conditionnement et une logistique suffisamment régulière pour préserver la qualité des produits jusqu’au marché final. Pour les céréales, légumineuses et oléagineux, les enjeux portent davantage sur les volumes, le stockage, la standardisation et la régularité des approvisionnements.

La Tanzania Mercantile Exchange apporte au dispositif une infrastructure déjà utilisée pour organiser le commerce de plusieurs productions agricoles. Pour la campagne 2026/2027, elle encadre notamment les échanges de légumineuses et de sésame, tandis que la noix de cajou fait également partie des filières couvertes par ses mécanismes de commercialisation.

Le lancement à Abu Dhabi reste néanmoins une première étape. Les détails sur le montant global d’investissement, les volume d’exportation cible et les filières qui bénéficieront prioritairement des investissements dans la transformation, le stockage et la logistique seront précisés ultérieurement.

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