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Banque mondiale–FIDA : un nouvel accord pour renforcer le financement agricole

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La Rédaction

Publié le 13 oct. 2026 · 3 min de lecture

Banque mondiale–FIDA : un nouvel accord pour renforcer le financement agricole

Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale, et Alvaro Lario, président du FIDA, signant l’accord-cadre de cofinancement pour renforcer les investissements dans les économies rurales et les systèmes alimentaires

Source : FIDA

La Banque mondiale et le Fonds international de développement agricole (FIDA) ont signé, le 13 octobre 2026, un nouvel accord-cadre de cofinancement destiné à renforcer leurs investissements conjoints dans les économies rurales et les systèmes agroalimentaires. Conclu pour une durée initiale de cinq ans, cet accord intervient alors que les financements mobilisés conjointement par les deux institutions ont plus que doublé en quatre ans.

Le volume de cofinancement est passé de 646 millions de dollars en 2021 à 1,56 milliard de dollars en 2025, soit une progression de 141 %. Cette évolution traduit le renforcement de leur coopération dans le financement des infrastructures rurales, des chaînes de valeur agricoles et des programmes destinés aux petits exploitants.

Le nouvel accord vise notamment à harmoniser les procédures de passation des marchés, de gestion financière et de décaissement des projets. Ces dispositions concernent directement les opérations financées par les deux institutions, qui doivent actuellement répondre à des exigences administratives et opérationnelles parfois différentes.

La Banque mondiale et le FIDA disposent de modèles d’intervention complémentaires. La première finance des programmes de développement de grande envergure, notamment dans les infrastructures, les politiques publiques et l’amélioration des systèmes alimentaires. Le FIDA concentre davantage ses interventions sur les populations rurales, les exploitations familiales, les organisations de producteurs et l’accès aux financements agricoles.

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Cette coopération prend une importance particulière en Afrique subsaharienne, où les besoins d’investissement concernent simultanément l’irrigation, les infrastructures de stockage, la mécanisation, les services agricoles et la transformation locale. Les financements concessionnels et les dons des partenaires au développement y occupent une place importante, notamment pour les investissements dont la rentabilité financière immédiate reste limitée.

Le renforcement des cofinancements s’inscrit également dans l’évolution de la stratégie agricole de la Banque mondiale. À travers son initiative AgriConnect, l’institution cherche à développer les investissements dans les systèmes agroalimentaires en associant davantage les capitaux publics, les institutions de développement et le secteur privé.

Le FIDA intervient pour sa part dans de nombreux programmes africains portant sur l’accès aux marchés, l’organisation des filières, les infrastructures productives et la résilience des exploitations. La coordination avec la Banque mondiale permet notamment d’associer des interventions ciblées sur les producteurs à des investissements de plus grande ampleur dans les infrastructures et les services.

L’accord signé le 13 octobre ne prévoit pas de nouvelle enveloppe financière globale. Il établit plutôt un cadre opérationnel commun pour les futurs projets cofinancés, tandis que les montants de 646 millions et 1,56 milliard de dollars correspondent aux volumes de coopération enregistrés respectivement en 2021 et 2025.

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